Ce que coûte un appel pendant le service
On parle toujours du prix d'un site. Presque jamais du prix de ce qu'on fait à la place.
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Un salon de coiffure reçoit entre quinze et trente appels par jour. Un garage, moins mais plus longs. Un restaurant, une pointe brutale entre 11 h et 12 h 30 — exactement l'heure où personne n'est disponible pour répondre.
Personne ne compte ce que ça coûte, parce que ça ne figure sur aucune facture.
Le temps, d'abord
Un appel de prise de rendez-vous dure entre une et trois minutes : trouver l'agenda, chercher un créneau, le proposer, essuyer un refus, en proposer un autre, noter le nom.
Vingt appels par jour à deux minutes, c'est quarante minutes. Sur une semaine de six jours, quatre heures. Sur un an, environ deux cents heures.
Deux cents heures, c'est cinq semaines de travail. Passées à faire quelque chose qu'un agenda en ligne fait tout seul, la nuit comprise.
Les appels perdus, ensuite
C'est le poste le plus lourd, et le plus invisible.
Quand vous êtes sous une voiture, en pleine coupe ou en plein coup de feu, le téléphone sonne dans le vide. La personne au bout du fil ne rappelle pas plus tard : elle appelle le concurrent suivant sur la liste. Vous ne saurez jamais qu'elle a appelé.
C'est la particularité de cette perte : elle ne laisse aucune trace. Pas de client mécontent, pas d'avis négatif, pas de réclamation. Juste un chiffre d'affaires qui n'existe pas.
La concentration, enfin
Un appel ne coûte pas deux minutes. Il coûte deux minutes, plus le temps de revenir à ce qu'on faisait.
Un coiffeur interrompu pendant une couleur, un mécanicien interrompu pendant un diagnostic : la reprise n'est pas gratuite. Sur une journée hachée par vingt appels, le travail se fait plus lentement et moins bien, et ça finit par se voir dans les avis.
Ce qu'un agenda en ligne déplace
Il ne fait pas disparaître le téléphone, et c'est une bonne chose : beaucoup de clients préfèrent parler à quelqu'un, en particulier pour une première fois ou pour un cas compliqué.
Il absorbe autre chose : ceux qui n'auraient pas appelé du tout. Le client qui pense à son rendez-vous à 22 h 30 dans son canapé. Celui qui ne veut pas déranger. Celui qui déteste le téléphone — et ils sont bien plus nombreux qu'on ne le croit chez les moins de trente-cinq ans.
Ces clients-là ne figurent dans aucune statistique, parce qu'ils n'ont jamais existé pour vous.
Le calcul honnête
Un agenda en ligne ne remplit pas un carnet vide. Si vous n'avez pas de clients, ce n'est pas votre problème le plus urgent.
En revanche, si votre problème est que le téléphone sonne quand vous n'êtes pas disponible, alors le calcul est simple : combien d'appels manqués par semaine, et combien vaut un client moyen ? Deux rendez-vous récupérés par semaine paient largement l'outil chez la plupart des commerces.
Le reste — les cinq semaines de travail par an — est du bonus.
